Conférence-débat: Rousseau, théoricien de la guerre?


Cette conférence a été prononcée le 7 novembre 2009, par
Blaise Bachofen. Vous pouvez en télécharger l'enregistrement ainsi que les textes sur lesquels elle s'appuyait (sous mac, avec Safari, l'enregistrement de la conférence ne peut être écouté en ligne: il vous faut donc faire un clic droit de souris sur le lien ci-dessus et choisir de l'enregistrer sur votre disque dur, puis de l'écouter avec votre lecteur habituel; avec Firefox, il n'y a aucun problème).


Sur un sujet proche, on peut se reporter à une conférence du même auteur: Que fait-on quand on fait la guerre?

Pour compléter ce qui est dit du peuple juif, qui forme un "corps politique", quoique sans institutions politico-juridiques, on peut regarder en ligne une autre conférence de Blaise Bachofen:
La condition politique du peuple juif chez Rousseau.

Compte-rendu de l'AG du 26 septembre



Compte-rendu de la réunion du 26 septembre.


Nicolas Franck ouvre la séance à 14h15. Secrétaire de séance : Étienne Akamatsu. Membre du bureau excusée : Marie Perret.

1- Bilan de la journée du 13 juin. Celle-ci est un incontestable succès : 120 à 130 collègues venus de toute la France, mais majoritairement franciliens, trois I.P.R., dont l’un a proposé une communication, des discussions qui ont duré 5h30. Il convient maintenant de savoir quelle suite donner à cette journée. L’idée initiale d’organiser un colloque plus important à l’automne n’est pas retenue par le BN, considérant que le moment n’est plus celui de la mobilisation, mais de la réflexion. Il compte ainsi sur les travaux de la commission sur les sujets et les programmes créée lors du Comité national de mai dernier. La régionale aura à réfléchir sur l’introduction de la philosophie en première et sur la réorganisation de la filière L. Philippe Danino regrette qu’on renonce à une journée en automne et rappelle que si le ministre a changé, les rapports Descoing et Apparu demeurent. Jean-Michel Muglioni souligne que pour le ministère, l’introduction de la philosophie en première consiste à la revaloriser. Pierre Hayat revient sur les suites de la journée du 13 : l’APPEP a été reçue par un conseiller du ministre (compte-rendu sur le site). De cette audience, il ressort que le ministère ne se sent pas engagé par le colloque de mars. Il faut d’autre part discuter des conditions du bac.
2- L’horaire de philosophie en terminale S. Nicolas Franck fait un rappel des textes réglementaires. Il montre, textes en mains, que si l’on peut hésiter entre quatre heures hebdomadaires en classe entière et deux heures en classe entière plus une heure dédoublée, en aucune façon il ne peut y avoir trois heurs classes entières, quel que soit l’effectif de la classe. S’engage une discussion sur la possibilité de rétablir les quatre heurs hebdomadaires. La régionale demandera une motion lors de l’AG nationale.

3- L’usage du site. Nicolas Franck fait un bilan de sa fréquentation : une moyenne d’une vingtaine de connexions par jour, résultat honorable pour penser qu’il est encore assez pauvre et très jeune. Il présente les modalités techniques pour que le site soit mieux référencé dans Google. L’assemblée se met d’accord sur un certain nombre de mots-clefs.
Il propose d’autre part la création d’une liste électronique de discussion, pour faciliter les échanges entre les adhérents de la régionale. Chaque adhérent, qui a communiqué son adresse électronique lors de son inscription, recevra un mail lui proposant de s’inscrire à cette liste. Les autres peuvent
directement s’adresser à lui.



4- Questions diverses :
- Nicolas Franck rappelle que la régionale reprendra le 7 novembre la tradition des conférences-débats, en recevant Blaise Bachofen, qui viendra répondre à la question « Rousseau, théoricien de la guerre ? ».

- Jean-Michel Muglioni, vice-président de la Société Française de Philosophie, nous informe de la volonté de la Société d’organiser des ateliers pour permettre à des professeurs du secondaire de présenter leurs recherches. L’assemblée salue cette très heureuse initiative , qui se démarque de l’image donnée par le colloque de mars dernier : il faut récuser cette idée qu’il y aurait d’un côté ceux qui font la philosophie et de l’autre ceux qui l’enseignent. Elle regrette cependant que le jour choisi, un vendredi après-midi, ne soit pas très commode pour bon nombre de collègues. Il faudra, pour la suite, prévoir un autre jour de la semaine.
Le premier atelier aura lieu le 6 novembre de 13h à 17h sur le thème :
La république et l’Europe.
Pierre Hayat et Philippe Danino considèrent que les rapports entre l’APPEP et l’enseignement supérieur pourraient être plus réguliers et plus féconds. Pierre Hayat rappelle que l’APPEP a joué un rôle important en garantissant l’unité du supérieur et du secondaire. Il se demande si la chute des effectifs de l’APPEP n’ pas un rapport avec la désertion des universitaires. Il propose que l’assemblée générale de l’APPEP lance un appel solennel aux professeurs de l’enseignement du supérieur pour les inviter à nous rejoindre.

- Frédéric Dupin est venu présenter l’Université Conventionnelle dont il est le fondateur. Installée dans le 11
ème arrondissement, elle fonctionne comme une université populaire, proposant le soir des cours gratuits, sans qu’aucune inscription ne soit requise. Quatre cours seront donnés cette année : trois introduisent à la lecture de Platon, Spinoza et Rousseau ; le quatrième portera sur des distinctions conceptuelles élémentaires. Enfin, un atelier intitulé « La République, pourquoi faire » se donne pour projet de déployer le dispositif intellectuel qui sous-tend le régime républicain. Davantage d’informations sont données sur le site de l’Université conventionnelle.



Compte-rendu de l'AG du 6 juin


La séance débute à 14h15. Président : Nicolas Franck. Secrétaire de séance : Philippe Danino.


En guise d'introduction, Nicolas Franck annonce que les adhérents de la régionale sont maintenant 110, soit 20% de plus depuis février. Ces résultats encourageants sont à mettre au compte des activités déployées par le nouveau bureau. L'assemblée se félicite de cette bonne nouvelle.

1. Compte-rendu du Colloque des 23 et 24 mars 2009

Revenant sur le « colloque Poirier » des 23 et 24 mars, qui s’est tenu à la Sorbonne, Nicolas Franck fait deux remarques. 1° Ce colloque avait théoriquement pour vocation de traiter de la formation continue… dont, finalement, il n’a pas été question. Cette remarque a donné lieu à un rappel sur l’organisation houleuse et problématique de ce colloque et de l’image assez désastreuse qu’il a pu donner de notre enseignement. 2° Le doyen Perret a qualifié ce colloque d’« exemplaire » : il pourrait donc être utilisé, ce qui apparaît d’autant plus problématique qu’il n’y a ni compte-rendu, ni actes ni, donc, de véritable contestation possible. Ce colloque ne pourrait-il constituer, le moment venu, une machine de guerre du Ministère ?
Nathalie Simondon souligne que si, comme cela a été annoncé, des actes de ce colloque paraissaient, ils ne prendraient certainement pas en compte les interventions, questions ou remarques des professeurs sur sa tenue ou son contenu : aucun secrétaire de colloque n’était visible.
Présenté donc comme « exemplaire », ce colloque, à l’organisation chaotique et qui n’a laissé place à aucune critique ou à aucun débat, pourrait laisser penser qu’une majorité de professeurs serait favorable aux réformes Darcos, chose pour le moins inquiétante.
Pierre Hayat souligne que les professeurs présents à ce colloque et en désaccord avec ce qui s’y passait et ce qui s’y disait, se trouvaient face à une alternative : le silence ou l’incident, mais sans aucune possibilité de critique. Sauf, peut-être, dans les « ateliers ». Mais rien, certainement, n’en a été attesté. Un silence des professeurs, donc, qui pourrait être en effet interprété comme de l’approbation. Est alors lancée la proposition d’une motion pour réclamer la publication rapide des actes de ce colloque.
Frédéric Dupin tient, relativement à ce colloque, à énoncer trois problèmes. 1° Qui, des universitaires (intervenants) ou des professeurs du Secondaire (simples auditeurs), « incarnerait » au fond la philosophie ? 2° L’Inspection Générale ne semble-t-elle pas déconnectée des réalités de notre métier ? 3° L’enseignement en lycée, à voir par exemple la multiplication des demandes d’ATER, agit comme un repoussoir : ce colloque, tel qu’il a été organisé, ne participe-t-il pas de cette déconsidération du Secondaire ?
La discussion tourne alors autour des problèmes touchant les rapports du Supérieur et du Secondaire, dans leurs liens effectifs comme au niveau des représentations. De très nombreux enseignants du Supérieur, par exemple, méconnaissent et déconsidèrent le travail effectué par les professeurs du Secondaire qui, pour mener un enseignement « élémentaire », n’en sont pas moins compétents. Les tâches sont différentes.
Pierre Hayat rappelle que des communiqués sur le « colloque Poirier » ont été publiés par l’APPEP régionale et par l’APPEP nationale. L’alternative est maintenant la suivante : ou bien « enterrer » ce colloque ou bien en publier les actes. Les points critiques sont rappelés : 1° Ce colloque était censé porter sur la formation continue ; mais de cette dernière il n’a pas été question. À quelle(s) finalité(s) non dite(s) ce colloque obéissait-il alors ? 2° Une opacité d’autant plus importante qu’aucune synthèse publique des commissions n’a vu (jusqu’à présent) le jour. 3° Des participants qui n’ont accédé à ce colloque que sous la protection de CRS en face de manifestants tenus à distance, et des professeurs de philosophie écartés, pourtant munis de leur carte professionnelle. 4° Un problème du statut, hybride, des conférences des universitaires : faisaient-ils une leçon ou autre chose ? 5° Un présupposé problématique de ce colloque – en son titre même : la distinction entre ceux qui font de la philosophie (les universitaires) et ceux qui enseignent la philosophie (les professeurs du Secondaire). N’aurait-il pas alors été préférable, poursuit Pierre Hayat, que, sur une question donnée, s’expriment des approches et des points de vue différents (celui d’un professeur de Terminale, celui d’un professeur de classe préparatoire, celui d’un IPR,… ) ?

Rédaction, enfin, après discussion, est faite de la proposition de motion sur l’absence de publication des actes du « colloque Poirier », motion qui fera l’objet de plusieurs communiqués. Cette motion est votée à l’unanimité.



2. L’organisation de la journée de mobilisation du 13 juin

Il est d’abord rappelé que cette journée, organisée sur un court délai, se tient sur l’initiative de M. Pierre Guenancia, de nombreux universitaires ne se reconnaissant pas dans le « colloque Poirier » de mars. Se déroulant seulement sur une après-midi, cette journée a surtout pour vocation de préparer un vrai colloque (en novembre ou décembre prochain) ; il s’agit donc d’une première réunion, d’information et de discussion. Nicolas Franck en rappelle le programme, d’ores et déjà imprimé et diffusé.



3. Une analyse du rapport de l’Inspection Générale de philosophie : « État de l’enseignement de la philosophie en 2007-2008 »

Philippe Danino fait un parcours du compte-rendu critique qu’il propose de ce rapport, surprenant, discutable voire inquiétant à plus d’un titre. Ce compte-rendu s’organise thématiquement autour des points suivants : 1° Des remarques générales sur le ton, le destinataire et le statut assez problématique du propos ; 2° Le discours sur les séries et sur leur différenciation ; 3° Les épreuves du baccalauréat ; 4° L’introduction d’un enseignement de la philosophie en classe de Première ; 5° La formation continue ; 6° Autres points ; 7° Les conclusions de ce rapport.
Ce compte-rendu, dont il est approuvé qu’il sera celui du bureau de la Régionale, est matière à discussion, à précisions voire à corrections. On interroge surtout le rapport lui-même : son ton désinvolte et arbitraire, son statut et ses finalités, son articulation, enfin, avec le rapport Descoings paru le 2 juin : « Préconisations sur la réforme des lycées ».


4. Bilan sur le questionnaire touchant la formation continue
(retranscription en cours)



Convocation à l'AG du 6 juin


Paris, 18 mai 2009

Chers collègues,


Le nouveau bureau de la régionale s’est mis au travail.

Nous avons, conformément à ce qui avait été décidé lors de la dernière Assemblée générale, puiblié une motion sur la masterisation des concours et demandé à Denis Kambouchner, président du jury de l’agrégation, de prendre position sur les réformes en cours. Il a répondu que le jury ne pouvait s’engager de cette façon pour des raisons de droit, un jury est une autorité administrative provisoire et pas une socité savante ou un département universitaire, et de fait, une prise de position du jury implique selon lui l’unanimité, impossible à atteindre. Cependant, il n’exclut pas une prise de position à titre personnel. Cette
motion et cette correspondance peuvent être lues sur ce site.

Le colloque
Enseigner la philosophie, Faire de la philosophie s’est tenu les 24 et 25 mars à Paris. L’image qu’il a donné de notre enseignement, réduit à répéter la leçon d’universitaires, nous a semblé fausse et dangereuse. Nous ne voudrions pas que le ministère puisse penser que les professeurs en soient satisfaits. C’est la raison pour laquelle nous avons diffusé de ce colloque un compte-rendu critique, publié sur le site de Libération.

Nous avons d’autre part rédigé un questionnaire sur la formation continue et l’avons adressé au gros millier de nos collègues dont nous avons l’adresse professionnelle. Avant de faire des propositions, il nous faut commencer par faire un état des lieux. Ce questionnaire peut être rempli
en ligne.

Enfin, nous participons avec quelques universitaires, dont Pierre Guenancia et Yves-Charles Zarka, à l’organisation d’une journée d’étude sur la formation continue, le 13 juin prochain à Paris. Cette journée veut aussi être la préparation d’un colloque sur notre enseignement et sur les liens entre le secondaire et le supérieur, qui se tiendra en novembre ou décembre prochain.


Afin de pouvoir faire le bilan du questionnaire sur la formation et parce que la préparation de la journée du 13 juin sera plus avancée, nous avons décidé de reporter notre réunion, initialement prévue le 23 mai.


La prochaine Assemblée Générale de la Régionale se réunira donc
le 6 juin 2009
de 14h00 à 17h00, à la Sorbonne, salle Cavaillès.


Ordre du jour :

1- Compte-rendu du Colloque des 23 et 24 mars
2- Préparation de la journée du 13 juin
3- Bilan du questionnaire sur la formation continue
4- Présentation et Discussion du rapport de l’Inspection générale sur
l’État de l’enseignement de la philosophie en 2007-2008
5- Questions diverses

Bien cordialement à chacun,

Pour le bureau,
Nicolas Franck

Correspondance avec le président du jury de l'agrégation de philosophie

Lettre au Président du jury de l'agrégation

APPEP
Régionale Paris-Créteil-Versailles
Nicolas Franck
Président

À

M. Denis Kambouchner,
Président du jury de l’agrégation de philosophie

copie à MM. Chateau et Jung, vice-président et secrétaire général du jury.


Paris, 31 mars 2009

Monsieur le Président,
Avec beaucoup d’autres, nous dénonçons la réforme des concours de recrutement, qui transforme la nature du corps enseignant.
Les universités, les centres de recherche et les laboratoires, les sections du CNU, les sociétés savantes les plus prestigieuses ont pris leur responsabilité et ont appuyé les mouvements de protestation avec les moyens qui sont les leurs. De nombreuses démissions administratives, à tous les niveaux, tentent de renverser le rapport de force face à un gouvernement rigide, campant sur des positions idéologiques.
Certes le concours d’agrégation n’est pas directement visé, mais les changements des conditions de sa préparation et de l’entrée dans le métier pour ses lauréats sont tels qu’il sera touché par les réformes en cours. Les professeurs fragilisés et moins bien formés à leur métier perdront de leur autorité et de leur légitimité.
Le jury de l’agrégation de philosophie n’est pas un simple organe technique de sélection des candidats au professorat. Il est par excellence le garant de la qualité de l’enseignement de la philosophie. C’est donc à l’autorité morale qu’il incarne que nous faisons aujourd’hui appel.
Une prise de position publique de l’instance que vous présidez nous paraît en effet importante pour l’avenir de l’enseignement de la philosophie.
La philosophie et l’agrégation seront les premières victimes des projets de réforme du gouvernement. Car l’une et l’autre ne peuvent exister que dans un système qui résiste à un enseignement de masse, pré-professionalisant, réduit à une fonction de gardiennage et de transmission de savoirs techniques élémentaires.
Nous travaillons tous les jours avec nos élèves, dans les lycées, à transmettre l’exigence que nous avons acquise en nous préparant aux concours et sur les critères de laquelle nous avons été recrutés. Mais nous ne pouvons pas mener seuls ce combat.
Dans l’attente de votre soutien, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations respectueuses.

Pour le Bureau de la Régionale francilienne de l’APPEP,

Nicolas Franck.




Réponse de Denis Kambouchner

Denis Kambouchner à Nicolas Franck
le 2 avril 2009




Monsieur le Président, Cher ami,

Soyez remercié de vos deux messages, et particulièrement de la note si instructive sur le colloque "Enseigner la philosophie, faire de la philosophie", qui s'est tenu à Paris les 24 et 25 mars dernier et dont les suites possibles appellent une particulière attention.

La question que vous m'adressez à titre direct a été soulevée et discutée au sein même du jury de l'agrégation externe lors de sa réunion du 2 mars. C'est vous dire notre préoccupation et, j'espère, notre vigilance. Dans le prolongement de cette discussion, je crois pouvoir vous répondre en quelques mots dont je vous prie d'excuser le caractère un peu formel:

1. Le premier devoir du jury mis en place pour une session donnée d'un concours donné est d'assurer, pour tout ce qui lui appartient, et dans l'intérêt primordial des candidats comme de l'avenir de ce concours, le bon déroulement de ladite session. En aucun contexte et pour aucun motif il ne peut donc être question de placer les charges de jury et de présidence de jury sur le même plan que des responsabilités administratives dont l'exercice pourrait être suspendu sans dommages trop considérables pour les institutions et pour les personnes.

2. Le jury de l'agrégation externe réunit actuellement plus de trente collègues aux statuts divers et aux sensibilités diverses. Cette diversité est naturellement destinée à se refléter dans les discussions sur les questions qui occupent aujourd'hui l'actualité, et notamment sur la manière d'agir dans le contexte qui est le nôtre. Cela ne signifie pas que ce jury ne puisse en aucun cas être conduit à prendre position en tant que tel, avec ce que cela implique d'unanimité. Mais ce sera nécessairement sur des questions intéressant de la manière la plus immédiate la structure et les conditions du concours lui-même. A cet égard, sa réserve d'aujourd'hui ne signifie en aucune manière son abstention pour demain. 

3. Dans certaines limites liées à la nature de ma charge actuelle, je puis vous assurer que j'aurai à cœur d'apporter à titre personnel une prochaine contribution aux débats sur les évolutions à prévoir ou à promouvoir dans la formation des maîtres, et cela dans le même esprit qui a dicté toutes mes contributions précédentes sur les problèmes de l'éducation scolaire.

En vous souhaitant très bon courage ainsi qu'à tous nos collègues, je vous prie de recevoir, avec mes remerciements pour votre confiance, l'assurance de mes bien fidèles pensées.

Denis Kambouchner

Compte-rendu de l'AG du 14 mars

Compte-rendu de l’assemblée générale du 14 mars 2009




Rencontre avec le SIEC

N. Franck, M. Perret et É. Akamatsu présentent le compte rendu de leur rencontre de la veille avec le directeur du SIEC (voir ci-joint).

L’AG mandate le bureau pour rédiger un communiqué (voir ci-joint).


La campagne d’adhésion.

Nous sommes 93 adhérents sur quelques 1200 professeurs actuellement en poste dans les académies de PCV. Il nous faut envisager une grande campagne en septembre, car la probabilité d’adhésions en avril est faible. Nous adresserons une lettre pour présenter l’association et ses positions à tous les collègues des trois académies. La difficulté est de se procurer les adresses professionnelles de nos collègues.
Mais d’autres actions, plus ciblées, peuvent être menées en attendant. C. Boyer a relancé les 25 anciens adhérents qui n’ont pas renouvelé leur adhésion. V. Navi est entré en contact avec les collègues qui préparent l’agrégation. M. Perret rappelle l’importance de notre présence et de notre intervention lors des réunions d’entente. Il faut prévoir un tract comportant un bulletin d’adhésion à cette occasion. Il faut solliciter les jeunes collègues et les inviter à nous rejoindre en intervenant dans les IUFM.


Le site de la régionale.

Il est créé, mais pas ouvert à ce jour. Discussion sur son contenu. L’assemblée se met d’accord sur les principales rubriques qu’il comportera : Actualité, Communiqués, Activités, L’association, Adhésion, Articles, Liens. Cette architecture est provisoire et sera jugée à l’usage.

M. Fournier et J. Nadal souhaiteraient qu’y figure un blog qui permettrait aux visiteurs de réagir. N. Franck pose la question de savoir qui répondra aux réactions, activité chronophage. La question de ce blog reste pour l’instant en suspens


Discussion sur les réformes.

Il n’y a rien de nouveau sur la réforme des lycées. N. Franck propose à l’assemblée que le bureau écrive au président du jury de l’agrégation, resté silencieux jusqu’à ce jour, afin de lui demander de prendre position sur les réformes en cours, notamment sur le recrutement des professeurs de philosophie. L’assemblée accepte.



Questions diverses.

S’engage une discussion sur la pédagogie, ses fondements théoriques, ses aspects disciplinaires et philosophiques. M. Fournier montre que les textes théoriques de l’INRP qui inspirent beaucoup de réformes sont indigents. L’assemblée convient qu’il faut travailler sur toutes ces questions pour que l’APPEP occupe toute sa place dans le débat public. É. Akamatsu fait observer que dans d’autres académies l’APPEP participe à la formation continue. C. Boyer remarque que notre association a témoigné d’une certaine frilosité sur ces sujets. En y remédiant, nous pourrons présenter nos positions et nos réflexions avec une légitimité que l’on ne pourra pas nous dénier. La partie « témoignages et suggestions » de la revue contient beaucoup d’articles, dont certains sont déjà sur le site national. Nous gagnerions à les faire connaître.

L’AG décide qu’elle se réunira le 23 mai prochain.


Compte-rendu de la rencontre au SIEC du 13 mars

Compte-rendu de la rencontre entre le SIEC et la Régionale
Vendredi 13 mars 2009


Étaient présents :
pour le Siec, Stéphane Kesler (Directeur du SIEC), Damien Dujardin-Riquier (Chef de la division de l’enseignement général et technologique).

pour l’Inspection : Alain Lasalle et Antoine Léandri, (IPR de Créteil),

pour la régionale de l’APPEP, Étienne Akamatsu, Nicolas Franck et Marie Perret.

Nous rappelons notre attachement à une correction sereine de l’épreuve de philosophie et à une égalité de traitement des candidats. Or, le temps de correction se réduit d’année en année et a, en 2008, au nom de la « reconquête du mois de juin », mis en danger la qualité de notre travail. Cela avait conduit un certain nombre de nos collègues à remettre leurs copies avec 24h de retard.

Nous avons adressée une lettre ouverte à Xavier Darcos en septembre dernier, signée par 380 collègues (
http://philo.olympe-network.com) pour demander une avancée des dates du baccalauréat, un retour à une épreuve anticipée de philosophie et la définition d’un nombre maximal de copies par correcteur. Nous n’avons pas été entendus, puisque l’épreuve de philosophie passe du 16 au 18 juin.

M. Kesler se réjouit de nous rencontrer. Il n’y a pour lui aucune question tabou et il souhaite faire au mieux, dans le cadre du calendrier national qui nous est imposé, mais qu’il nous appartient de faire vivre.


Sur l’organisation du calendrier.

M. Dujardin-Riquier se dit sensibilisé par la lettre ouverte de septembre dernier et a mis en œuvre un important changement de procédure. Des améliorations informatiques vont permettre dorénavant

- de réduire de 24h le traitement des notes une fois les copies remises,.
- de réduire le délai entre les délibérations et l’affichage des résultats à 12h, contre 48h habituellement.

Observons toutefois que tous ces gains sont absorbés par le calendrier : l’épreuve de philosophie avait lieu l’année dernière le 16 juin et les résultats étaient affichés le 4 juillet ; la session compte cette année un jour de plus (épreuve le 18 juin, résultats le 7 juillet), mais aussi un week-end de plus. Nous ne bénéficions donc que d’un jour de correction supplémentaire.


Sur la répartition des copies par correcteur.

Nous avons l’année dernière constaté, outre un nombre plus important de copies par correcteurs que les années précédentes, une très inégale répartition de celles-ci. Il est ainsi arrivé que dans un même jury le nombre de copies confiées aux correcteurs varie du simple au double.

MM. Kesler et Dujardin nous rappellent la complexité de l’organisation et la difficulté propre à la philosophie, puisque tous les professeurs sont convoqués : il n’y a pas de réserve. Cette année néanmoins le vivier de correcteurs devrait être élargi. Auparavant la liste des correcteurs était établie à partir des déclarations des chefs d’établissement. Elle le sera dorénavant à partir des V.S. et de la base Sconet. Ce procédé est plus fiable et a conduit une augmentation de 10% du nombre de correcteurs, qui passe d’un peu plus de 800 à un peu moins de 900.

Ils espèrent que le pic d’absentéisme de l’année dernière (10% des correcteurs étaient défaillants) qu’ils attribuent aux retards de paiement de la session 2007 ne se renouvellera pas.

Et il faut en effet l’espérer : le SIEC table cette année sur un taux d’absence de 5%. Si ce taux est dépassé, les copies des correcteurs absents seront redistribuées et viendront ainsi grossir les paquets.

Des consignes strictes sont par ailleurs données aux chefs de centre pour qu’ils veillent à une égale répartition des copies entre les correcteurs.

Tableau récapitulatif


Copies max. par correcteur

Copies max. par correcteur
Copies max. par correcteur
Copies/Jour
Copies/Jour
Copies/Jour


L

ES / S
Séries techno.
L
ES / S
Séries techno.
2008
110
130
170
14
16,3
21

2009 (prévision)
100
120
160
11
13,3
18


MM. Kesler et Dujardin-Riquier nous rappellent que ces plafonds ne touchent que 10% des correcteurs.

Nous faisons observer que les maxima fixés l’année dernière n’ont pas été respectés. Par ailleurs le nombre en série technologique reste trop élevé.

L’indemnisation.

Le système Stefanie donne toute satisfaction au SIEC : 90 à 95% des correcteurs ont été payés avant le 31 décembre 2008.

L’indemnité par copies et portée à 5 euros, mais c’est une valeur brute, et un tiers des copies corrigées reste impayé. L’indemnité nette réelle est donc d’environ 3 euros par copie.


Quelques nouveautés.

- Les copies à coins gommés sont remplacées par des copies à double en-tête, qui permettent un réel anonymat. La conséquence en est pour nous un travail supplémentaire : remplir des bordereaux récapitulatifs des notes.

- Le SIEC va créer un extranet à la fin du mois d’avril pour améliorer la communication avec les correcteurs.

- Il envisage que les correcteurs saisissent eux-mêmes leurs notes par internet, comme cela se passe dans presque toutes les académies, ce qui permettrait de gagner un jour de correction et d’éviter un déplacement inutile pour remettre les copies.



Compte-rendu de l'AG du 7 février

Régionale Paris-Créteil-Versailles

COMPTE-RENDU de la réunion du 7 févier 2009



La séance débute à 14h30
Président de séance : J.Nadal
Secrétaire de séance : M. Thisse-André


J. Mignot fait une déclaration préalable aux débats. Elle tient à dire qu’il n’y a pas de listes concurrentes pour l’élection du bureau et que chacun y a sa place. Elle souhaite que la tension apparue précédemment soit dépassée, eu égard aux enjeux et aux difficultés qui nous attendent dans notre enseignement.
Elle interroge la règle qui veut qu’un nom sur la liste de ceux qui se présentent leur candidature au bureau de la régionale soit rayé et demande pourquoi ce n’est pas la liste tout entière qui peut être prise, comme c’était la règle adoptée jadis par la Nationale. Elle indique que le nombre de membres du bureau varie selon les académies : 8 à Orléans-Tours, 10 à Nice, seulement 7 à Paris. Elle souhaite que l’assemblée générale édicte ses propres règles.

J.Nadal, Président de séance, rappelle qu’il y a un ordre du jour et indique que nous votons pour l’élection du bureau en fonction des règles adoptées pas l’assemblée précédente. Ne pas le faire serait nous mettre dans l’illégalité. Cette assemblée envisagera les différents points mis à l’ordre du jour :
I Election du bureau
II Rapport financier
III Programme du lycée, son avenir
IV Questions diverses


I Election du bureau.

* Avant de passer au vote, retour est fait sur la proposition de J.Mignot dont V. Navi interroge le sens : s’agit-il de ne pas vouloir barrer de nom ? Elle répond qu’il s’agit seulement de dire que le bureau pourrait être composé de 8 membres.
C. Jean rappelle la règle de 2003 selon laquelle « un nom au moins doit être rayé », disposition qui a disparu des statuts en 2005.
P. Danino estime par conséquent que ce problème sera celui du prochain bureau.
M. Lepeuve revient sur l’esprit de la proposition : il n’y a aucune rivalité, donc tous ceux qui veulent être élus doivent pouvoir se présenter et c’est une bonne chose dans une assemblée. Aujourd’hui, nous sommes soumis à l’esprit de la règle antérieure (un nom rayé) mais nous pourrions voter à la fin de la réunion pour une modification instaurant un vote libre.
E. Akamatsu fait une mise au point sur la présence future d’un conférencier, qui n’a pas été invité sur la base de ses thèses. Cette invitation pose problème parce qu’il refuse de parler de l’actualité, de la réforme notamment.
La question du vote sur le rapport financier est posée : il est admis que le vote aura lieu après celui de l’élection du bureau puisque les votes par correspondance ont déjà eu lieu.

* Pour l’élection du bureau E.Akamatsu demande des assesseurs, qui seront P. Danino, N. Franck, P. Hayat, V. Navi.
Votants : 33
Exprimés : 33
Nuls : 0
Blancs : 0

Résultats :
E.Akamatsu : 17 voix
C.Boyer : 27 voix
P.Danino : 29  voix
N.Franck : 29 voix
C.Jean : 16 voix
J.Mignot : 19  voix
V.Navi : 29  voix
M.Perret : 26 voix

C. Jean n’est pas élu au bureau.

E.Akamatsu propose que la réunion du bureau se tienne la semaine prochaine, en présence de C.Boyer, pour répartir les fonctions en son sein.
Il regrette l’agitation dont il espère ne pas avoir été la cause mais seulement l’occasion. Il adresse ses remerciements à J.Mignot et à C.Jean pour avoir assuré avec lui la continuité de la Régionale et précise qu’il en a été le président parce que personne ne voulait se charger de cette tâche.

* Est abordée la question de l’usage d’Internet.
C.Jean dit ne plus s’occuper de pacverliste et la supprime. N.Franck a créé une nouvelle liste dont la procédure de mise en ligne figure sur le site de l’APPEP. Il suffit d’envoyer son nom et il l’inscrira sur la liste,
nfranck@free.fr . On peut aussi le faire directement sur Yahoo.
J.Nadal demande qui sera le responsable juridique. Yahoo exige en effet qu’il y en ait un, ainsi qu’un fondateur et un modérateur. Il s’inquiète de la demande par Yahoo de renseignements personnels.
N. Franck dit que Yahoo veut simplement un interlocuteur pour fonctionner juridiquement. Yahoo ne connaît que le mail des participants.
N.Franck précise quelques points techniques : Pacverliste de C.Jean est une liste de diffusion, ce qui signifie que ceux qui envoient des messages à C.Jean par ce biais les envoient à C. Jean seul alors que lui peut joindre tous ceux qui sont sur la liste. Il faudrait une liste de distribution dont le but est de permettre les discussions. C. Jean s’oppose à la tenue d’un forum sur Internet où des insultes peuvent être proférées. Il souhaite seulement une liste de diffusion de l’information, comme pacverliste, et c’est également ce que les collègues voulaient à la précédente AG, dit-il. Sur une liste de distribution sans modérateur, des insultes peuvent circuler.
P.Danino répond que chacun a à se surveiller pour ne pas insulter quiconque ; que la liste d’échanges (via un modérateur) est utile car cela évite de surcharger la Nationale ; que N. Franck a déjà créé des listes sans problème.
J.Nadal souhaite que le modérateur soit juridiquement responsable par écrit devant Yahoo de l’existence possible d’insultes sur la liste.
V. Navi rappelle qu’il n’y a pas de liberté sans responsabilité surtout quand on parle au nom d’une association. Il considère que la polémique sur liste de diffusion/liste de distribution a été engagée juste avant le vote parce que la liste de discussion n’est pas du goût du bureau. Il faudrait remercier non pas C. Jean seul comme l’a fait E. Akamatsu dans un mail mais C. Jean et N. Franck puisqu’ils ont travaillé ensemble sur cette structure. Alors, en toute rigueur, on ne peut pas maintenant dire qu’on n’assume pas la responsabilité et dire qu’on n’a pas voulu cela.
C. Jean dit qu’il a crée pacverliste le 8 décembre, que N. Franck a crée la sienne le 10 décembre et qu’ensuite c’est devenu un forum auquel il aurait fallu un modérateur.
M. Lepeuve demande que soit inscrit le nom de ceux qui demandent la parole pour assurer un tour de parole et éviter une certaine confusion dans les échanges. Elle regrette les effets pervers de cette discussion à propos de Yahoo. Car il vaut mieux, dit-elle, multiplier les AG avec une parole directe plutôt qu’instaurer des forums en ligne, et ne pas se contenter de les convoquer pour l’élection du bureau.
V. Navi considère que le net est un excellent moyen d’informations et d’échanges ; qu’il n’y a pas à avoir peur des forums sauf si on ne supporte pas la pensée des autres ; qu’il n’y a aucune raison de les supprimer ; que ce désir de suppression est un refus du débat démocratique.
J. Mignot demande que l’existence d’une telle liste régionale de distribution soit mise au vote et J.Nadal accorde un quart d’heure de discussion supplémentaire après la prise de parole de P. Hayat.
Celui-ci indique que l’assemblée précédente n’a pas mandaté C. Jean pour la création de pacverliste, qu’il devait simplement envoyer par mail une lettre qu’E.Akamatsu projetait d’adresser au directeur du SIEC. Après la création de pacverliste par C.Jean, des limites ont été constatées, ce qui a conduit à la création d’une liste de distribution. Si l’atmosphère est si déplorable à ce propos, c’est qu’elle l’était déjà avant. Les différends datent de plusieurs semaines.
Il rappelle l’importance des AG mais regrette la lenteur avec laquelle elles sont convoquées par le présent bureau. Il ajoute que N. Franck a insisté plusieurs fois pour la convocation de celle-ci et que la date du 6 décembre a fini par être fixée au bout de plusieurs demandes. Il faut retrouver la confiance.
A propos d’Internet, on ne saurait se considérer, ajoute-t-il, comme des militants du XIXè siècle. C’est un auxiliaire utile de dialogue, par liste de distribution. La discussion ne peut pas avoir lieu qu’en AG. Il souhaite que le bureau redevienne vivant, démocratique et demande un vote sur cette question.
N. Franck ne voit aucune incompatibilité entre AG et liste de discussion ; il conteste qu’il y ait eu des insultes sur Yahoo et affirme que son seul souci est que cela ne tombe pas sous le coup de la loi ; que si le modérateur a une responsabilité juridique alors il faut se mettre d’accord sur un « censeur ». C.Jean donne un exemple de propos qu’il considère comme une insulte : « l’inaptitude désolante d’apercevoir la réalité » du bureau.
Pour V. Navi, le vote à propos de Yahoo est une façon d’éviter une vraie discussion sur le bureau actuel et pour N. Pommier, cette phrase n’est pas une insulte mais seulement de la polémique qu’on ne peut pas censurer.
E.Akamatsu indique qu’à ce sujet son seul problème état qu’il ne pouvait répondre, n’ayant pas Internet. C’est précisément pour cette raison qu’il ne peut pas prendre la liste en charge. Il répète qu’il a assuré la présidence parce que personne ne voulait le faire.

J.Nadal lit la motion mise au vote :
«  La régionale est d’accord pour autoriser le bureau à créer une liste de distribution dans le cadre de la Régionale conformément à la charte de Yahoo groupes ou de tout autre hébergement »

Votants 16
Suffrages exprimés 16
Résultat du vote :
Pour 8
Contre 8

Comme il faut un vote majoritaire, la liste qui fonctionne n’étant pas celle de la Régionale, la décision de création doit être reportée à une prochaine assemblée.

* A propos de la conférence :
L’invité, M. Puech, étant critique à l’égard des concours mais pas à l’égard de l’enseignement de la philosophie à l’école primaire, refusant de parler de questions portant sur l’éducation et considérant qu’il y a un  « corporatisme syndical », E.Akamatsu propose de renoncer à cette conférence.
P. Danino estime que dans un contexte de mobilisation étudiante, la conférence serait aujourd’hui malvenue ; qu’inviter quelqu’un est une bonne chose mais que c’est en ce moment déplacé eu égard à ce qui se passe dans le Secondaire et à l’Université. Cela demanderait aux participants de se censurer.
M. Perret considère que le refus opposé par le conférencier est par lui-même une position politique et que la meilleure manière de détruire la philosophie c’est de mettre la philosophie partout.
J.Nadal propose que la conférence soit remplacée par une nouvelle assemblée le 14 mars. C.Jean demande en préalable si un mois de délai entre deux assemblées est un délai suffisant et se demande de quoi nous allons parler. Ce remplacement est voté à l’unanimité.

* Les relations avec le SIEC . Le rendez-vous fixé au 3 mars sur la base de la lettre qui a été envoyée au directeur est repoussé et cela sera de la responsabilité du futur bureau.


II Rapport financier

Adopté à l’unanimité



III Discussion sur le projet de réforme du lycée et des concours

J.Nadal indique qu’à titre personnel il a toujours été favorable à l’introduction d’une part de philosophie en Première.
M. Lepeuve dit qu’il n’y a plus de maquette pour la Seconde et la Première, et encore moins pour la Terminale, mais qu’une suspension n’est pas une suppression. Les 2 textes officiels (17-07-08 et 21-10-08) qui sont des rapports d’étape sont sur le site du ministère.
Elle dit encore que les syndicats ont noté que le schéma Première- Terminale n’a pas été officiellement défini et qu’il y a rétention délibérée d’informations (à propos des SES en tronc commun de Seconde par exemple). Rien n’a vraiment bougé dans la structure et le ministère dit qu’il faut  « renégocier ». Elle se demande comment on peut discuter du projet puisque le ministère dit vouloir repartir à zéro. Tous les partenaires seront conviés : lycéens, parents, enseignants.
En revanche, les choses sont plus claires pour les concours : le nombre de postes au CAPES montre qu’il n’y aura pas renouvellement des postes à la suite des départs en retraite.
J.Nadal rappelle qu’un certain humanisme scientifique (grec et maths par exemple) devrait être réintroduit en Première et Terminale.
M. Perret dit avoir entendu X.Darcos affirmer sur France Culture que la réforme passerait. Elle estime que le problème fondamental est celui des humanités parce que la modularisation en est la destruction ; que les connaissances deviennent des informations que les élèves peuvent aller chercher sur le marché du lycée ; que la mastérisation est du bavardage pédagogiste et non disciplinaire et qu’elle entraîne -et avec elle les concours- une diminution drastique de l’enseignement des disciplines.
Elle revient sur la liste de diffusion pour en dire l’utilité  lorsqu’il faut écrire un projet de communiqué à envoyer pour contrôle aux adhérents et ensuite à la presse.
J. Nadal souhaite qu’au moins un des membres du bureau soit inscrit sur appepliste et C. Jean réaffirme, se disant non anti-techniciste, l’impératif d’un contenu digne.
M.Lepeuve rappelle que V.Pécresse a décidé la mastérisation contre laquelle des manifestations ont lieu et estime que le bureau est légitime à faire des communiqués sans l’avis des adhérents.
E.Akamatsu dit que l’idée du parcours personnalisé plus souple est un principe ministériel maintenu, pour la réforme. C’est même, dit P. Danino, une justification de la réforme depuis le début.
N. Franck précise que la mastérisation fait l’objet d’une ferme contestation de nombreuses UFR qui luttent aussi contre le nouveau statut d’enseignant-chercheur, dans un mouvement de solidarité neuf puisque des UFR qui ne sont pas concernées ( cinéma, gestion, droit) soutiennent ce mouvement qui affecte une vingtaine d’universités. La contestation porte sur la crainte de la baisse de qualité des étudiants et du niveau de recrutement. Les universités refusent de faire remonter les maquettes d’organisation des Masters.
M. Lepeuve : les épreuves dans la discipline sont marginalisées au CAPES au profit de la connaissance des « valeurs » du système éducatif.
N. Franck précise que les coefficients sont inégalement répartis entre l’écrit, où les 2 épreuves portent sur la discipline (coefficient 2 chacune) et l’oral où une des 2 épreuves (coefficient 3 chacune) est un entretien de motivation avec le jury où n’importe qui pourra siéger puisqu’il est ouvert aux « membres de la société civile ».
P. Danino dit que cette réforme doit être mise en application en 2010 et que les universitaires savent qu’alors il n’y aura plus rien à faire. C’est la raison pour laquelle il faut rester informé de ce qui se passe à l’université.
Il est donc proposé une motion de soutien, votée à l’unanimité.

« L’assemblée générale de la Régionale de l’APPEP de Paris-Créteil-Versailles, réunie à la Sorbonne le 7 février 2009, réaffirme son attachement au caractère national des concours et à leur contenu disciplinaire. En conséquence, elle exprime sa solidarité avec les UFR de philosophie qui ont refusé de faire remonter les maquettes de Master et avec eux, refuse le projet de mastérisation des concours et la remise en cause du statut d’enseignant-chercheur. L’assemblée générale demande donc le retrait des deux projets. »

N. Pommier soulève une contradiction, de son point de vue, entre cette motion de soutien et la critique antérieure des IUFM comme lieu de l’obscurantisme pédagogiste. M. Lepeuve lui fait valoir qu’il s’agit de la défense des concours nationaux et que ce mouvement des universités est un espoir pour nous. C’est de l’entrée dans la fonction publique d’Etat qu’il s’agit.


IV Questions diverses

* Le baccalauréat.
E.Akamatsu dit avoir pris contact avec le directeur du SIEC muni des informations données à l’AG du 24 mai sur la tenue du bac et qu’il n’avait pas participé à la mobilisation parce qu’il n’avait pas les moyens de le faire, ne possédant pas de connexion Internet.
La démarche auprès du SIEC est une bonne chose, dit M. Lepeuve, mais il faut poser le problème du calendrier de la session 2009. En Histoire-Géographie les collègues auront 5 jours de correction, nous aurons 8 jours. Il faut demander que les organisations syndicales interviennent pour soutenir le mouvement. M. Lepeuve a demandé à son syndicat d’intervenir auprès du cabinet sur les dates du bac. À E.Akamatsu qui demande si cette réunion doit intervenir avant ou après la rencontre avec le directeur du SIEC, P.Hayat répond que cette dernière, bien que nécessaire, a une portée minime. Il faudra y dire que le calendrier ne convient pas. Il faudra joindre les associations de spécialistes d’autres disciplines, et les syndicats, dans un plan d’ensemble.
Mais, précise-t-il, personne ne doit s’engager dans un accord avec le directeur du SIEC.
Il faudra au demeurant s’entendre sur une liste de critères pour juger de la valeur du délai de correction. M. Perret dit que des collègues ont estimé que 10 copies par jour était un nombre de copies raisonnable et qu’au-delà c’est impossible – bien que le calcul soit variable en fonction de l’intégration ou non des dimanches.
Ph. Danino dit que la question est de savoir si notre position sera radicale ou pas. Ne prendra-t-on par exemple, que les copies correspondant au nombre de celles qu’on peut corriger en laissant les autres ? Les philosophes ne sont pas les seuls à faire un mouvement massif.

* A propos de la réforme à nouveau : le problème est également qu’elle est une transformation invisible de notre travail. Généraliser l’usage d’Internet –et non plus seulement intranet- pour le relevé d’absences, le cahier de textes, les notes, c’est mettre en jeu la définition de notre travail, de son lieu, de ses conditions, c’est mettre également en jeu notre temps de travail.


La séance se clôt sur les remerciements de C. Jean pour les votes qu’il a reçus. Il se dit satisfait de l’arrivée de jeunes collègues et dit compter sur eux pour dynamiser la Régionale.

E.Akamatsu, souhaitant avoir été utile dans l’exercice de ses fonctions, remercie également l’assemblée.